Kinshasa, RDC, mi-mars 2020. Un marché dans la capitale. Les autorités ont fermé les écoles et interrompu les principales activités commerciales pour imposer la distanciation sociale aux Congolais, dont beaucoup ne prenaient aucune précaution et ne croyaient pas à la menace du virus aux premiers jours de la pandémie. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac

Kinshasa en confinement

Kinshasa, le 29 avril 2020
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Début mars, de nombreux pays africains mettaient en place des mesures de précaution et de protection de leurs populations. Je vis à Kinshasa, capitale de la RDC, l’une des plus grandes villes d’Afrique avec plus de 12 millions d’habitants, dont beaucoup vivent dans des espaces exigus. Mais c’est le quartier des affaires de la Gombe, cœur financier et administratif de Kinshasa, où vivent et travaillent beaucoup d’étrangers et de membres de l’élite congolaise, qui est l’épicentre de l’épidémie de coronavirus.

Le 19 mars, les écoles ont fermé, les principales activités commerciales se sont arrêtées et la Gombe a été confinée, ses routes d’accès bloquées et des permis exigés aux points d’entrée. La police patrouillait dans les rues et les visiteurs étaient filtrés dans les halls d’immeubles et dans les quelques commerces essentiels restés ouverts. Cinq jours plus tard, le président Tshisekedi déclarait l’état d’urgence national, fermait les frontières du pays et isolait Kinshasa des autres provinces pour enrayer la propagation de l’épidémie depuis la capitale.

Alors que les rues de la Gombe s’enfonçaient dans le silence, la situation dans les quartiers environnants s’est révélée bien différente. En me promenant dans Mont Ngafuna, une commune du sud de la capitale, j’ai croisé beaucoup de gens qui ne respectaient pas les mesures de distanciation sociale et les autres précautions recommandées par l’OMS. En ce moment même, nombre d’entre eux et elles vaquent à leurs affaires sans aucune protection. Beaucoup ne croient pas que le virus soit une véritable menace.

Au 29 avril 2020, la RDC a déclaré un total de 491 cas de Covid-19, et 30 morts.

Kinshasa, début avril 2020. Une rue animée dans le quartier administratif et financier de Gombe, confiné depuis le 19 mars. Les rues étaient pourtant pleines de gens s’efforçant de gagner leur vie, dans un pays où une grande part de la population subsiste avec moins de 2 $ par jour. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, début avril 2020. Une rue animée dans le quartier administratif et financier de Gombe, confiné depuis le 19 mars. Les rues étaient pourtant pleines de gens s’efforçant de gagner leur vie, dans un pays où une grande part de la population subsiste avec moins de 2 dollars par jour. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, 19 mars 2020. Une rue animée dans la commune de Mont Ngafula, au sud de la capitale. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, 19 mars 2020. Une rue animée dans la commune de Mont Ngafula, au sud de la capitale. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, mi-mars 2020. Scène de rue dans la capitale. Les autorités ont fermé les écoles et interrompu les principales activités commerciales pour imposer la distanciation sociale aux Congolais, dont beaucoup ne prenaient aucune précaution et ne croyaient pas à la menace du virus aux premiers jours de la pandémie. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, mi-mars 2020. Scène de rue dans la capitale. Les autorités ont fermé les écoles et interrompu les principales activités commerciales pour imposer la distanciation sociale aux Congolais, dont beaucoup ne prenaient aucune précaution et ne croyaient pas à la menace du virus aux premiers jours de la pandémie. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, début avril 2020. Un panneau d’information sur les mesures sanitaires visant à contenir la propagation du coronavirus devant la mairie de Kinshasa, dans le quartier de Gombe. Une grande partie des étrangers et de l’élite congolaise vit et travaille dans ce centre financier et administratif de la capitale, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus en RDC. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, début avril 2020. Un panneau d’information sur les mesures sanitaires visant à contenir la propagation du coronavirus devant la mairie de Kinshasa, dans le quartier de Gombe. Une grande partie des étrangers et de l’élite congolaise vit et travaille dans ce centre financier et administratif de la capitale, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus en RDC. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, début avril 2020. Un député provincial harangue une foule exaspérée par les démarches nécessaires pour obtenir un laisser-passer à Gombe, centre commercial de la capitale. Les autorités ont fermé les écoles, interrompu les principales activités commerciales et fermé l’accès à ce quartier prospère pour imposer la distanciation sociale. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, début avril 2020. Un député provincial harangue une foule exaspérée par les démarches nécessaires pour obtenir un laisser-passer à Gombe, centre commercial de la capitale. Les autorités ont fermé les écoles, interrompu les principales activités commerciales et fermé l’accès à ce quartier prospère pour imposer la distanciation sociale. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, 19 mars 2020. Sœur Élysee, directrice d’une école de Mont Ngafula, une commune de la capitale du Congo, dans sa cour. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, 19 mars 2020. Sœur Élysee, directrice d’une école de Mont Ngafula, une commune de la capitale du Congo, dans sa cour. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, mi-mars 2020. Une salle de classe vide dans la capitale. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Kinshasa, mi-mars 2020. Une salle de classe vide dans la capitale. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Gombe, Kinshasa, dimanche 5 avril, 21 h 05. Le centre administratif et économique de la capitale, considéré comme l’épicentre de la pandémie du Covid-19 en RDC, se prépare à un confinement de deux semaines. Épiceries et boutiques sont déjà fermées et les foules d’habitués ont disparu. Ce quartier résidentiel concentre 70 % des cas officiellement répertoriés dans le pays. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac
Gombe, Kinshasa, dimanche 5 avril, 21 h 05. Le centre administratif et économique de la capitale, considéré comme l’épicentre de la pandémie du Covid-19 en RDC, se prépare à un confinement de deux semaines. Épiceries et boutiques sont déjà fermées et les foules d’habitués ont disparu. Ce quartier résidentiel concentre 70 % des cas officiellement répertoriés dans le pays. © Justin Makangara pour la Fondation Carmignac

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