Prix Carmignac du photojournalisme

Le 11e Prix Carmignac du photojournalisme — consacré à la République démocratique du Congo (RDC) — a été attribué au photographe canadien et britannique Finbarr O’Reilly.

Le reportage de Finbarr O’Reilly a débuté en janvier 2020, avant que la pandémie ne bouleverse nos modes de vies.  En raison de l’aggravation de la situation sanitaire internationale et de la fermeture progressive des frontières, un fonctionnement différent s’est imposé. En raison de l’aggravation de la situation sanitaire internationale, un fonctionnement différent s’est imposé. Finbarr O’Reilly et l’équipe du Prix – en lien étroit avec le jury de la 11ème édition – ont repensé les contours de ce reportage face à la crise que nous traversons.

La Fondation Carmignac a ainsi l’honneur de présenter Congo in Conversation (Congo en conversation) de Finbarr O’Reilly, un reportage collaboratif en ligne, réalisé avec la coopération étroite de journalistes et photographes, qui documentera les défis humains, sociaux et écologiques que le Congo affronte aujourd’hui, outre une crise sanitaire sans précédent.

Basé sur un site Internet créé pour l’occasion et relayé sur les réseaux sociaux, Congo in Conversation est un flux ininterrompu et inédit d’écrits, de reportages photos et de vidéos. Mis régulièrement à jour, il permettra de découvrir comment la RDC endure cette nouvelle crise et s’adapte aux réalités qui façonnent désormais nos vies.

11ème Prix Carmignac du photojournalisme : République Démocratique du Congo (DRC)

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La 11e édition du Prix Carmignac du photojournalisme est consacrée à la République démocratique du Congo (RDC) et aux enjeux humains, sociaux et écologiques qu’elle affronte aujourd’hui.

Grand comme quatre fois la France, ce pays-continent irrigué par le fleuve Congo concentre d’immenses richesses naturelles et minérales: plus grande forêt pluviale après l’Amazonie, premier producteur de cobalt et de coltan (métaux stratégiques de nos équipements électroniques), deuxième producteur de diamants… Mais la RDC, déchirée par des conflits intercommunautaires et politiques récurrents, accumule misères, épidémies et affrontements.

La République démocratique du Congo présente l’un des indices de développement humain (IDH) les plus faibles au monde. Son alphabétisation est en hausse mais sa santé publique à l’abandon et les violences faites aux femmes et aux enfants y sont endémiques. Il possède les plus grandes ressources en eau douce d’Afrique mais a le plus faible taux d’accès à l’eau potable. C’est de même le pays le moins bien loti en matière d’infrastructures de transport de la planète. Il est au premier rang de la déforestation et de l’accaparement des terres et des matières premières.

Le Prix Carmignac du photojournalisme entend soutenir la production d’un projet journalistique et photographique qui documente ces réalités complexes, mais aussi les raisons d’espérer pour les 90 millions d’habitants de la République démocratique du Congo, dont 60 % ont moins de 20 ans: initiatives dans l’éducation et la santé, actions de préservation de la faune, et luttes contre les trafics, la corruption et la mainmise de quelques individus et des multinationales sur les exploitations minières.

Le jury était composé de :

  • Simon Baker, Directeur de la Maison Européenne de la Photographie (MEP)
  • Maryline Baumard, Rédactrice en Chef, Le Monde Afrique
  • Comfort Ero, Directrice Afrique, International Crisis Group
  • Meaghan Looram, Directrice de la Photographie, The New York Times
  • Julienne Lusenge, Présidente du SOFEPADI et Directrice du Fonds pour les femmes congolaises (FFC)
  • Fiona Shields, Directrice de la Photographie, The Guardian
  • Tommaso Protti, Lauréat de la 10ème édition du Prix Carmignac du photojournalisme

Prix Carmignac du photojournalisme

En 2009, face à une crise des médias et du photojournalisme sans précédent, Édouard Carmignac crée le Prix Carmignac du photojournalisme pour aider les photographes sur le terrain. Dirigé par Emeric Glayse, le Prix Carmignac du photojournalisme soutient, chaque année, la production d’un reportage photographique et journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont liés. Sélectionné·e par un jury international, le·la lauréat·e reçoit une bourse de 50 000 € lui permettant de réaliser un reportage de terrain de 6 mois avec le soutien de la Fondation Carmignac qui finance, à son retour, une exposition itinérante et l’édition d’un livre monographique.

Les éditions du Prix Carmignac du photojournalisme ont successivement traité de Gaza (Kai Wiedenhöfer), du Pachtounistan (Massimo Berruti), du Zimbabwe (Robin Hammond), de la Tchétchénie (Davide Monteleone), de l’Iran (Newsha Tavakolian), de la Guyane (Christophe Gin), de la Libye (Narciso Contreras), du Népal (Lizzie Sadin), de l’Arctique (Kadir van Lohuizen et Yuri Kozyrev) et de l’Amazonie (Tommaso Protti).

Fondation Carmignac

La Fondation Carmignac, créée en 2000, est une fondation d’entreprise qui s’articule autour de deux axes: une collection qui comprend près de 300 œuvres et le Prix du photojournalisme remis annuellement. En partenariat avec la Fondation Carmignac, dirigée par Charles Carmignac, un lieu d’exposition accessible au public, la Villa Carmignac, a été créée sur le site de Porquerolles afin d’y exposer la collection et d’y organiser des actions culturelles et artistiques.