Extraction minière

Depuis des années, la lutte pour l’appropriation des immenses ressources naturelles du Congo, en particulier l’or, les diamants, le coltan, le tantale et le bois, entretient des guerres régionales. Vu le peu de contrôle exercé au fil du temps sur la provenance et l’exportation de ces matières premières, la porte est restée ouverte à l’exploitation illégale et aux profits par milliards. Grâces en soient rendues aux gouvernements étrangers pilleurs de richesses, aux multinationales dévoreuses de ressources et aux responsables assoiffés de pouvoir… Mais les choses changent. Considérant le rôle de financier des conflits joué par le commerce illicite de minerais extraits de RDC ou de ses voisins d’Afrique de l’Est, les États-Unis ont passé en 2010 une loi obligeant les groupes américains cotés à déclarer avec la diligence nécessaire toute présence de tantale, tungstène ou or d’origine congolaise ou est-africaine dans leurs produits, ordinateurs et téléphones. Une directive européenne similaire prendra effet en 2021 et d’ici 2025, la bourse des métaux de Londres (LME) pourrait bannir les fournisseurs de produits miniers non régulièrement sourcés. Selon le Bureau des études géologiques des Etats-Unis, la RDC a produit en 2019 39% du tantale mondial.